14/04/2017

TRADITION : LA SEMAINE SAINTE AUTREFOIS

La semaine sainte d’autrefois était une semaine d’intense activité et de ferveur.

Souvenez-vous : pendant la messe du jeudi Saint, à l’élévation, les cloches sonnaient à toute volée avant de partir pour ROME. Elles ne reviendraient que le dimanche de Pâques.

 Les enfants de choeur:il fallait quand même que les paroissiens connaissent les horaires des offices.

C’était la mission qui était confiée pendant trois jours aux enfants de chœur.
Pendant trois jours donc, en grande tenue, ils parcouraient les rues du village en agitant bruyamment sonnettes et crécelles en criant à tue-tête « Al prumier del ofici….al prumier del sabat »
Le spectacle était pittoresque et les enfants de chœurs de l’époque n’auraient pas cédé leur place pour un empire.

Il y avait foule à ces cérémonies et l’on pouvait écouter le vendredi Saint jusqu’aux moindres détails du récit de la passion du Christ.
Le mercredi des Cendres et le vendredi Saint étaient rigoureusement sans viande ;cette interdiction était rigoureusement respectée.

La tradition des œufs : ceints de l’écharpe rouge, les enfants de chœur étaient autorisés à quêter des œufs dan le village et dans les fermes environnantes. Chaque famille sollicitée par eux avaient cœur à leur en offrir quelques douzaines posées délicatement au fond d’un panier en osier porté par les plus grands :il fallait faire attention à ne pas les casser et à la fin, le partage se faisait équitablement à la grande satisfaction de tous.
A cette époque là, et sans exception, tous les enfants enviaient les enfants de chœur .

D’où vient cette tradition ? qui veut que l’on offre des œufs de Pâques ?

Un vieux manuel d’instruction religieuse est livrée à notre réflexion (abbé Bouvet en 1913,notion d’instruction religieuse).

La résurrection des corps, on la rappelait par la représentation d’un coq..le coq annonce l’aurore; ainsi, le corps dans le tombeau attend l’annonce de la résurrection. On la figurait aussi par les œufs. En effet, les œufs semblent morts, et pourtant, ils contiennent la vie. Lorsqu’il se briseront, des êtres vivants, les petits poussins s’en échapperont. De même, les tombeaux semblent ne renfermer que la mort, et pourtant, à la fin du monde, ils s’ouvriront et les corps ressuscités en sortiront. C’est pour cela que l’on mettait souvent des œufs dans les tombeaux.

C’est pour cela aussi que l’on distribuait et que l’on distribue toujours, de nos jours, des œufs en chocolat le jour de Pâques pour rappeler que notre Seigneur est sorti vivant du tombeau.

Qui d’entre-nous, pendant son enfance n’a pas guetté les vases de fleurs et autres endroits cachés, à la recherche d’œufs de Pâques en chocolat, apportés par la généreuse cigogne ?

De nos jours : ces gentilles coutumes on pratiquement disparues : les cloches ne vont plus à ROME et parfois le récit de la Passion est quasiment écourté.
Dans nos villages, nous déplorons l’absence des enfants de chœur, mais Pâques sera toujours le symbole de la foi, de l’espérance et du renouveau.

Chez nous, à Villegailhenc, cette ferveur semble encore rester intacte sous l’impulsion de notre évêché. Tous les croyants se rassemblent encore dans notre église, pour exprimer leur foi pendant une semaine de prières.
                               Notre clocher renferme un carillon de 15 cloches envié des villages environnants

                               Les acolytes et l'abbé RAYNIER dans les années 50.Sachez les reconnaître.

DSCN0567.JPGL'abbé RAINIER et ses acolites.jpg

 

19:33 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | | |

31/03/2017

Les messes d'avril dans la paroisse St Roch en Cabardès

-Sam 01 18h00 Conques, Pennautier
-Dim 02 10h30 Malves, Saissac, Villemoustaussou

-Sam 08 Rameaux 18h00 Conques, Pennautier, St-Denis, Villanière
-Dim 09 Rameaux 10h30 Alzonne, Caudebronde, Montolieu, Villegly, Villemoustaussou
    -Jeu Saint 13 18h00 Alzonne, Aragon, Salsigne, Villalier, Villemoustaussou
    -Ven Saint 14 14h30 Conques Chemin de Croix à ND de la Gardie avec les Personnes Handicapées
            18h00 Alzonne, Salsigne, Villemoustoussou
            19h00 Conques : Bol de riz suivi du Chemin de croix à ND de la Gardie avec l’Aumônerie des jeunes        -Sam-Saint 15 Veillée pascale 21h30 Pennautier
-Dim 16 Pâques 9h30 Lastours
                          10h30 Cuxac, Pezens, Saissac, Villegailhenc
                          11h00 Malves

-Sam 22 18h00 Conques, Pennautier
-Dim 23 10h30 Montolieu (chapelle St Roch), Villalier

-Sam 29 18h00 Conques, Pennautier
-Dim 30 10h30 Brousses, Moussoulens, Villarzel

 

20:11 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | | |

20/03/2017

En ce temps là, quand les moulins avaient des ailes..

Ce n’est pas si vieux..c’était hier.

Cependant, aucun d’entre nous, même le plus ancien ne les a connus ainsi..Aucun d’entre nous ne peut témoigner..Aucun d’entre nous n’a vu tourner leurs ailes; et les documents de l’époque qui pourraient nous en parler sont rares.

Et pourtant, pendant longtemps, très longtemps et jusqu’à l’aube du 20e siècle, leurs ailes n’ont jamais cessé de tourner au gré du vent marin ou du vent de cers, pour moudre, moudre encore et approvisionner les villegailhencois en farines et froments, indispensables à la fabrication du bon pain, base de leur nourriture.

Comme s’il était nostalgique du temps passé, le village garde encore les vestiges de deux moulins à vent.

L’un sur les hauts de Raüs a été restauré et est habité ;l’autre, en état d’abandon total(et c’est bien dommage) trône encore sur un monticule, route de Conques à la sortie du village (voir photo).Il devrait et pourrait figurer en bonne place sur la carte de visite de Villegailhenc.

En ces temps là, pas loin du château, tournait aussi un moulin à eau. (Amenée d’eau par le « béal » du Four à Chaux depuis la « païchère »(retenue d’eau) sur le Trapel.)

En ces temps là, tous les trois, au rythme des vents ou de l’eau, entraînaient d’énormes meules qui écrasaient et réduisaient en farine le blé récolté sur tout le territoire du village.
Dans nos régions, le moulin fut la première forme d’industrialisation et l’instrument d’un véritable pouvoir économique ; technique éprouvée mais également indispensable, chaque village était doté d’un ou plusieurs moulins à vent ou à eau.

En ces temps là l’indispensable meunier du village, véritable personnalité détenait une position de premier plan, très enviée et privilégiée.

De nos archives, très avares sur le sujet, retenons seulement les noms de deux meuniers ayant exercé en l’an 9 (1800) :Jean Sarda et Jacques Roger. Martin Cau gérait le moulin à eau. Certains de nos compatriotes pourront peut-être les découvrir dans leur arbre généalogique.

Et devant cette photo, l’espace d’un instant, pourquoi ne pas nous laisser bercer par la nostalgie du temps ancien, du temps de Daudet, du temps ou l’air environnant le moulin sentait bon le blé fraichement écrasé, la farine et le bon froment ?

Du temps où les moulins avaient des ailes !!

  Le moulin à vent; un site remarquable de Villegailhenc.DSCN0341.JPG

19:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | | |

10/03/2017

Vacances de printemps

« Aude sud vacances »,dont le siège est à Villegailhenc,propose des séjours de vacances variés aux enfants de 06 à 17 ans et du 01 au 23 avril.

Des convoyages sont organisés et de nombreuses aides ou facilités de paiements ont prévues.

Toute l'équipe pourra vous orienter vers le séjour le mieux adapté.

Le secrétariat est joignable tous les jours sauf le samedi au 0468722735.

15:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | | |

07/03/2017

SECHERESSE et HISTOIRE LOCALE

L’année 2016 et le début de 2017 seront sans doute à marquer d’une pierre blanche de par le très peu de précipitations qui ont arrosé notre ouest du département notamment. Sur notre commune, »le Merdeau » et le « Trapel » n’ont pratiquement pas coulé et les nappes phréatiques sont au plus bas.

Cependant, cela n’a pas été toujours le cas. L’histoire du village en atteste dans les écrits de MAHUL au travers de son « cartulaire » qui fait état d’une « inondation extraordinaire » survenue le 08 octobre 1820 et qui mérite d’être relevée.

En ce temps là, le maire en exercice était LOUIS LAPEYRE, et il relate par un rapport au préfet, la calamité dont avait subie Villegailhenc.
L’eau arriva jusqu’au bout de l’arcade du Pont Vieux, qui à l’époque avait la forme d’un dos d’âne sans parapet et utilisé uniquement par les personnes ; les charrettes et le bétail passant à gué. Par la suite, ce pont a été reconstruit et est devenu le pont du château actuel.

L’eau arriva aussi au couronnement du piédestal de la croix plantée sur la place devant l’église actuelle.(place de la Rose d’Argent). A noter que les fortifications avaient été abattues vers 1750, ce qui avait permis de combler les fossés pour créer les places et boulevards.

Dans la vieille église, l’eau s’éleva à un mètre environ. Quatre maisons furent renversées et sur les 300 maisons qui composaient l’agglomération, 32 seulement furent à l’abri de l’inondation. Personne ne perdit la vie, mais plusieurs habitants furent obligés de se sauver et de percer leurs toit et leurs murailles afin de passer dans les maisons voisines plus élevées.

Les places publiques formèrent un vaste bassin d’eau et les alentours du lieu étaient submergés au loin.

L’inondation survint en plein jour, de midi à 14H avec rapidité, pendant un violent orage qui ajoutait à l’horreur du spectacle. Des bêtes de somme, guidées par leur instinct se dressèrent sur leurs pieds et sur leurs crèches afin d’éviter leur submersions ,d’autres s’échappèrent par des fenêtres étroites, d’autres grimpèrent aux étages supérieurs par des degrés rapides et resserrés.

A l’église (l ’ancienne), presque toutes les dalles du pavé s’effondrèrent par suite des nombreuses excavations des sépultures qu’elles recouvraient.

Plus tard, en 1821,le maire JP SARDA relate qu’à la suite de la grande inondation du 06 octobre, il faut réparer les dégradations au pont, à la fontaine publique (face à la maison ROBERT) et à la banquette de la place.

Dans l’histoire locale, alors que la météo n’existait encore pas,d’autres inondations importantes ont été relevées, ainsi en octobre 1788, lors de la construction du pont de la route impériale 118(actuel pont de la mairie-maison des associations) l’eau emporta le cintre au moment où on était sur le point de placer les clés à l’arche.

Plus tard, les plus anciens s’en souviennent encore, en mars 1940,vécurent des inondations, sinon extraordinaires, exceptionnelles, plusieurs repères scellés en plusieurs points du village l’attestent.

Qu’en déduire sinon d’être humble devant la nature et les éléments. Que nous réserve l’avenir ?

Légende commune :En ce temps là, le Trapel « coulait »clair en toutes saisons et les lavandières s’en donnaient à cœur-joie.

Photo N°1 Nettoyage des chaudrons en cuivre (Marie Pico au premier plan : une figure connue du village par les anciens)
Photo N°2 les lavandières à genoux dans les « barquets)à côté des corbeilles en osier destinées au linge.DSCN0014 (Copier).jpg

13:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | | |

26/02/2017

Les avez-vous reconnus?

Dans l'une de nos précédentes éditions locale sur Villegailhenc,certains de nos compatriotes-lecteurs,intéressés du temps ancien,se sont interrogés sur la photo de classe des années 50/55 et sur certains noms des élèves d'alors.

A force de recoupements et d'interrogations,ci-après,en légende,les noms retrouvés par pierre Roger,Christian Delprat et André Vélasco.

Tous ont déjà 70 balais bien sonnés et certains nous ont malheureusement quittés.

Cependant,4 noms manquent. Si vous les avez,vous pouvez les indiquer à votre correspondant local .

  Accroupis de G à D : P Roger P Laure R Robert (dcd) C Riols G Fauré G Mazières P Guillemat(dcd)
                        Milieu: ? A Delprat G Revel ? J Bastide (dcd) C Gutiez P Gutiez A Vélasco R Riols
                      Debout: ? Bénedan ? P Roger Y Druot G LarratDSCN0029 (Copier).JPG

20:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | | |

30/01/2017

Au tir: Coupe de France par équipes

Dernièrement,la coupe de France par équipes a honorée la Carcassonnaise de tir chère à notre compatriote J M Thoron,d'une première place en « carabine »adultes et d'une deuxième place au pistolet.

Quant à « l'école de tir »,les enfants de cette section ont terminé mèt1er au pistolet et 2ème à la carabine à 10 mètres

Félicitation à tous. La compétition s'est déroulée à Castelnaudary.

 Après la compétition JM THORON et Olivier BERNIERE avec les enfants de l'école de tir.DSC01534.JPGDSC01541.JPG

13:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | | |