08/05/2017

Le dicton des saints de glace toujours d’actualité

Ce dernier hiver ne nous a pas épargné.

Après ces derniers épisodes de gelées de fin avril, un radoucissement des températures est prévu, mais les vieux dictons de nos campagnes (que suivent certains jardiniers) souvent en accord avec les météorologues, demandent à être prudents quant au temps qu’il va faire. Nos anciens étaient sensibles aux dictons transmis de générations en générations .

Un premier dicton dit : « en avril ne te découvres pas d’un fil » (et le temps a été relativement froid) Les viticulteurs ou fruitiers craignent aussi les chevaliers du froid les 22,25,29 avril et 01 mai pour les saints Georges, Marc, Robert Philippe .

Cette année, le premier cavalier du froid s’est illustré en frappant les vignes  dans quelques zones audoises et parcelles du Cabardès. Ces gelées blanches ou noires sont courantes et possibles jusqu’à mi-mai. La transition entre l’hiver et l’été est toujours une période de forte instabilité météorologique.

Les périodes de temps doux et des coups de froid sont possibles à tout moment. Tant que les bourgeons ne sont pas éclos, les dégâts restent limités, mais quand les jeunes feuilles sont formées, les conséquences sont plus graves.

Malgré les siècles, cette vieille croyance reposant sur l’expérience des gens de la terre est tenace et le dicton des « saints de glace » est toujours d’actualité. Malgré l’arrivée du printemps, il n’est pas rare que, durant cette période, des gelées endommagent le vignoble.

Tous les travailleurs de la terre savent qu’il est plus prudent d’attendre que la période comprise entre la fête des apôtres Mamert (Estelle),Pancrace (Achille),Servais (Rolande), les 11,12,13 mai (derniers sursauts de l’hiver), soit passée avant  d’effectuer les plantations. Pour le vignoble, ils annoncent la fin des gelées.

Alors, bien que la trilogie des « saints de glace » ait disparue de nos calendriers, sauf dans les agendas des jardiniers, nos « saints de glace » vont-ils frapper à nouveau dans nos vergers ?

Car eux trois forment à eux seuls un « petit hiver ». " Après la saint Servais, fais ce qu’il te plait ".

Ces trois saints de glace au « sang de navet » ont été répertoriés par des hommes de la nature depuis le fond des âges en cette période incertaine de l’année la température chutant brutalement faisant dire que « saint Pancrace a toujours dans sa besace un peu de glace »

Dès le 14 mai « saint Boniface lui brise la glace » marquant la fin de l’hiver. Et les météorologues, paraît-il ne démentent pas, car scientifiquement, l’orbite de la terre passerait par une zone de l’espace sidéral particulièrement chargée de poussières, ce qui entraînerait une baisse de l’apport solaire et donc une diminution de la température.

« En mai, fais ce qui te plaît » dit un autre dicton qui ne vaut qu’après la « St Yves, le 19 mai, où le beau temps arrive »

Les plus pessimistes laissent planer le risque de gelées jusqu’au 29 mai en affirment «  qu’à la St Aimar, la récolte est encore un hasard ».

De nos jours, les saints de glace ont disparu de nos calendriers, victimes d’un nettoyage en règle de tous les personnages donnant lieu à des pratiques rituelles non-conformes à la liturgie.

Auparavant, les paysans, qui avaient inventé les saints de glace, imploraient chaque année ces saints lors des processions, curés entête, afin qu’ils soient plus cléments.

On en pense ce que l’on veut, mais en tout état de cause, vivement l’arrivée du beau temps qui viendra, lorsque dame nature le voudra bien.

 Mais attention, une hirondelle seule ne fait pas le printemps..Landsvale.jpg

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05/05/2017

Les messes de mai paroisse St Roch en Cabardès

-Sam 06

18h00

Conques, Pennautier

-Dim 07

10h30

Malves, Saissac, Villemoustaussou

 

 

 

-Lun 08

11h00

Pezens

-Sam 13

18h00

Conques, Pennautier

-Dim 14

10h30

Alzonne,Villegly,

 

 

 

-Sam 20

18h00

Conques, Pennautier

-Dim 21

10h30

Pezens

Cuxac : 1ères communions, professions de foi

Villegailhenc : 1ères communions

-jeu 25 Ascension

10h30

Fraïsse, Villalier, Alzonne

 

 

 

-Sam 27

18h00

Pennautier

-Dim 28

10h30

 Conques : 1ères communions, professions de foi
 Bagnoles (St Roch), Montolieu

-Mer 31

Visitation

18h00

Conques  (ND de la Gardie)

 

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26/04/2017

UN PEU D’HISTOIRE LOCALE EN CES VACANCES DE PAQUES

La Croix de mission de la place de la Rose d’Argent.

Les instruments de la passion.

La croix de mission qui trône sur la place de la rose d’argent, juste à côté de l’église évoque les « instruments de la passion ».

Cette croix, datée de 1817 en fer forgé d’une hauteur de 3m50 environ sur un socle en grès du pays portant l’inscription en creux : « REGNANTE LUDOVICO XVIII » en partie effacée par l’usure du temps). La partie en fer forgé et tôle mince représentant les « instruments de la passion » a beaucoup souffert de la rouille, notamment le coq « du reniement » qui dominait la croix (voir une photo d’époque ancienne début du XX ème siècle qui montrait la richesse et la précision de l’oeuvre). La croix a été restaurée sommairement vers les années 50. Depuis, elle ne cesse de se dégrader.

La croix n'est pas seule vénérée. La dévotion du Moyen-Âge embrasse dans le même culte tous les instruments de la passion que le groupe a en une sorte de trophée, appelée les armes du Christ. On leur attribuait une vertu magique comme au signe de croix.
Ce motif, essentiellement populaire, malgré son caractère héraldique, accompagne fréquemment les images du Christ de pitié, ou de la messe de Saint-Georges auxquelles étaient attachées d'innombrables indulgences.
Les éléments qui entrent dans sa composition se sont peu à peu multipliés.
Au XIIIe siècle, ils étaient réduits à six : la couronne d'épines, la colonne et les verges de la flagellation, la croix, les clous, l’éponge et la lance de la transfixion.
Au XVe siècle, le rebut se complique. On ajoute les trente deniers de Judas, alignés ou tombant en cascade d'une bourse renversée, la lanterne de Malchus et son oreille attachée au coutelas de Saint-Pierre, le coq du reniement, une tête qui crache, la main qui soufflète le Christ, la colonne de la flagellation, l’aiguière (bassin du lavement des mains de Pilate), le voile de Véronique, la robe sans couture et les dés qui servirent à la tirer au sort, le marteau qui enfonça les clous, l'échelle et les tenailles de la descente de croix.
Quand ces instruments ne sont pas disposés en panoplie, ils sont portés par des anges qui jouent le rôle de tenants d'armoiries. L’angelot qui porte la bourse de Judas essuie une larme du coin de l'œil.
Les anges présentant les instruments de la passion figurent souvent au « tympan » des portails des cathédrales, dans la scène du jugement dernier

Voir la finesse des éléments de la croix en début de ce XXe siècle

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19/04/2017

Connaissez- la salle 770 ?

Située route de Ventenac, à Villegailhenc,la Salle 770 est ouverte à tous les musiciens du territoire et répond en partie à une demande de plus en plus forte d'accès à des lieux de répétition, faute d'autres locaux adaptés sur le carcassonnais.

Géré par une association composée de musiciens des groupes Tombstone et The Sexopath, ce projet fédère déjà plus d'une quinzaine d'autres formations, soit plus de 50 professionnels et amateurs, dans tous les styles.

Traitée acoustiquement, équipée d'une sono, de différents amplis guitare et basse, d'une batterie, la Salle 770 est ouverte tous les jours, à des horaires flexibles permettant au plus grand nombre de pouvoir l'utiliser.

N'hésitez pas à vous renseigner !
Contact Salle 770 – 06 88 78 95 37 (Guilhem) / 06 73 98 56 39 (Elodie)

11bouge de Carcassonne et la Salle 770 s'associent pour une rencontre musicale avec Pulcinella à Conques.

A l'occasion du concert de Pulcinella programmé par l'association 11bouge le samedi 22 avril à 20h30 au Théâtre de Conques-sur-Orbiel, une rencontre avec le groupe est proposée aux musiciens locaux dans la Salle 770, espace de répétition situé à Villegailhenc.

Cet échange autour du répertoire et des compositions du groupe qui interprète un jazz innovant et métissé aura lieu de 17h à 18h30, à Villegailhenc une bonne occasion de découvrir ce lieu de répétition, récemment rénové et géré par une équipe dynamique qui souhaite pérenniser le projet en se professionnalisant.

Samedi 22 avril à 20H30 à Conques– Rencontre Musicale avec le groupe Pulcinella / Gratuit (dans la limite des places disponibles) - inscription obligatoire au 07 68 58 23 79 / mediation@11bouge.com

La salle 770,espace de répétition géré par une équipe dynamique et professionnelle.Salle 770 Villegailhenc.JPG

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14/04/2017

TRADITION : LA SEMAINE SAINTE AUTREFOIS

La semaine sainte d’autrefois était une semaine d’intense activité et de ferveur.

Souvenez-vous : pendant la messe du jeudi Saint, à l’élévation, les cloches sonnaient à toute volée avant de partir pour ROME. Elles ne reviendraient que le dimanche de Pâques.

 Les enfants de choeur:il fallait quand même que les paroissiens connaissent les horaires des offices.

C’était la mission qui était confiée pendant trois jours aux enfants de chœur.
Pendant trois jours donc, en grande tenue, ils parcouraient les rues du village en agitant bruyamment sonnettes et crécelles en criant à tue-tête « Al prumier del ofici….al prumier del sabat »
Le spectacle était pittoresque et les enfants de chœurs de l’époque n’auraient pas cédé leur place pour un empire.

Il y avait foule à ces cérémonies et l’on pouvait écouter le vendredi Saint jusqu’aux moindres détails du récit de la passion du Christ.
Le mercredi des Cendres et le vendredi Saint étaient rigoureusement sans viande ;cette interdiction était rigoureusement respectée.

La tradition des œufs : ceints de l’écharpe rouge, les enfants de chœur étaient autorisés à quêter des œufs dan le village et dans les fermes environnantes. Chaque famille sollicitée par eux avaient cœur à leur en offrir quelques douzaines posées délicatement au fond d’un panier en osier porté par les plus grands :il fallait faire attention à ne pas les casser et à la fin, le partage se faisait équitablement à la grande satisfaction de tous.
A cette époque là, et sans exception, tous les enfants enviaient les enfants de chœur .

D’où vient cette tradition ? qui veut que l’on offre des œufs de Pâques ?

Un vieux manuel d’instruction religieuse est livrée à notre réflexion (abbé Bouvet en 1913,notion d’instruction religieuse).

La résurrection des corps, on la rappelait par la représentation d’un coq..le coq annonce l’aurore; ainsi, le corps dans le tombeau attend l’annonce de la résurrection. On la figurait aussi par les œufs. En effet, les œufs semblent morts, et pourtant, ils contiennent la vie. Lorsqu’il se briseront, des êtres vivants, les petits poussins s’en échapperont. De même, les tombeaux semblent ne renfermer que la mort, et pourtant, à la fin du monde, ils s’ouvriront et les corps ressuscités en sortiront. C’est pour cela que l’on mettait souvent des œufs dans les tombeaux.

C’est pour cela aussi que l’on distribuait et que l’on distribue toujours, de nos jours, des œufs en chocolat le jour de Pâques pour rappeler que notre Seigneur est sorti vivant du tombeau.

Qui d’entre-nous, pendant son enfance n’a pas guetté les vases de fleurs et autres endroits cachés, à la recherche d’œufs de Pâques en chocolat, apportés par la généreuse cigogne ?

De nos jours : ces gentilles coutumes on pratiquement disparues : les cloches ne vont plus à ROME et parfois le récit de la Passion est quasiment écourté.
Dans nos villages, nous déplorons l’absence des enfants de chœur, mais Pâques sera toujours le symbole de la foi, de l’espérance et du renouveau.

Chez nous, à Villegailhenc, cette ferveur semble encore rester intacte sous l’impulsion de notre évêché. Tous les croyants se rassemblent encore dans notre église, pour exprimer leur foi pendant une semaine de prières.
                               Notre clocher renferme un carillon de 15 cloches envié des villages environnants

                               Les acolytes et l'abbé RAYNIER dans les années 50.Sachez les reconnaître.

DSCN0567.JPGL'abbé RAINIER et ses acolites.jpg

 

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31/03/2017

Les messes d'avril dans la paroisse St Roch en Cabardès

-Sam 01 18h00 Conques, Pennautier
-Dim 02 10h30 Malves, Saissac, Villemoustaussou

-Sam 08 Rameaux 18h00 Conques, Pennautier, St-Denis, Villanière
-Dim 09 Rameaux 10h30 Alzonne, Caudebronde, Montolieu, Villegly, Villemoustaussou
    -Jeu Saint 13 18h00 Alzonne, Aragon, Salsigne, Villalier, Villemoustaussou
    -Ven Saint 14 14h30 Conques Chemin de Croix à ND de la Gardie avec les Personnes Handicapées
            18h00 Alzonne, Salsigne, Villemoustoussou
            19h00 Conques : Bol de riz suivi du Chemin de croix à ND de la Gardie avec l’Aumônerie des jeunes        -Sam-Saint 15 Veillée pascale 21h30 Pennautier
-Dim 16 Pâques 9h30 Lastours
                          10h30 Cuxac, Pezens, Saissac, Villegailhenc
                          11h00 Malves

-Sam 22 18h00 Conques, Pennautier
-Dim 23 10h30 Montolieu (chapelle St Roch), Villalier

-Sam 29 18h00 Conques, Pennautier
-Dim 30 10h30 Brousses, Moussoulens, Villarzel

 

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20/03/2017

En ce temps là, quand les moulins avaient des ailes..

Ce n’est pas si vieux..c’était hier.

Cependant, aucun d’entre nous, même le plus ancien ne les a connus ainsi..Aucun d’entre nous ne peut témoigner..Aucun d’entre nous n’a vu tourner leurs ailes; et les documents de l’époque qui pourraient nous en parler sont rares.

Et pourtant, pendant longtemps, très longtemps et jusqu’à l’aube du 20e siècle, leurs ailes n’ont jamais cessé de tourner au gré du vent marin ou du vent de cers, pour moudre, moudre encore et approvisionner les villegailhencois en farines et froments, indispensables à la fabrication du bon pain, base de leur nourriture.

Comme s’il était nostalgique du temps passé, le village garde encore les vestiges de deux moulins à vent.

L’un sur les hauts de Raüs a été restauré et est habité ;l’autre, en état d’abandon total(et c’est bien dommage) trône encore sur un monticule, route de Conques à la sortie du village (voir photo).Il devrait et pourrait figurer en bonne place sur la carte de visite de Villegailhenc.

En ces temps là, pas loin du château, tournait aussi un moulin à eau. (Amenée d’eau par le « béal » du Four à Chaux depuis la « païchère »(retenue d’eau) sur le Trapel.)

En ces temps là, tous les trois, au rythme des vents ou de l’eau, entraînaient d’énormes meules qui écrasaient et réduisaient en farine le blé récolté sur tout le territoire du village.
Dans nos régions, le moulin fut la première forme d’industrialisation et l’instrument d’un véritable pouvoir économique ; technique éprouvée mais également indispensable, chaque village était doté d’un ou plusieurs moulins à vent ou à eau.

En ces temps là l’indispensable meunier du village, véritable personnalité détenait une position de premier plan, très enviée et privilégiée.

De nos archives, très avares sur le sujet, retenons seulement les noms de deux meuniers ayant exercé en l’an 9 (1800) :Jean Sarda et Jacques Roger. Martin Cau gérait le moulin à eau. Certains de nos compatriotes pourront peut-être les découvrir dans leur arbre généalogique.

Et devant cette photo, l’espace d’un instant, pourquoi ne pas nous laisser bercer par la nostalgie du temps ancien, du temps de Daudet, du temps ou l’air environnant le moulin sentait bon le blé fraichement écrasé, la farine et le bon froment ?

Du temps où les moulins avaient des ailes !!

  Le moulin à vent; un site remarquable de Villegailhenc.DSCN0341.JPG

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