26/04/2017

UN PEU D’HISTOIRE LOCALE EN CES VACANCES DE PAQUES

La Croix de mission de la place de la Rose d’Argent.

Les instruments de la passion.

La croix de mission qui trône sur la place de la rose d’argent, juste à côté de l’église évoque les « instruments de la passion ».

Cette croix, datée de 1817 en fer forgé d’une hauteur de 3m50 environ sur un socle en grès du pays portant l’inscription en creux : « REGNANTE LUDOVICO XVIII » en partie effacée par l’usure du temps). La partie en fer forgé et tôle mince représentant les « instruments de la passion » a beaucoup souffert de la rouille, notamment le coq « du reniement » qui dominait la croix (voir une photo d’époque ancienne début du XX ème siècle qui montrait la richesse et la précision de l’oeuvre). La croix a été restaurée sommairement vers les années 50. Depuis, elle ne cesse de se dégrader.

La croix n'est pas seule vénérée. La dévotion du Moyen-Âge embrasse dans le même culte tous les instruments de la passion que le groupe a en une sorte de trophée, appelée les armes du Christ. On leur attribuait une vertu magique comme au signe de croix.
Ce motif, essentiellement populaire, malgré son caractère héraldique, accompagne fréquemment les images du Christ de pitié, ou de la messe de Saint-Georges auxquelles étaient attachées d'innombrables indulgences.
Les éléments qui entrent dans sa composition se sont peu à peu multipliés.
Au XIIIe siècle, ils étaient réduits à six : la couronne d'épines, la colonne et les verges de la flagellation, la croix, les clous, l’éponge et la lance de la transfixion.
Au XVe siècle, le rebut se complique. On ajoute les trente deniers de Judas, alignés ou tombant en cascade d'une bourse renversée, la lanterne de Malchus et son oreille attachée au coutelas de Saint-Pierre, le coq du reniement, une tête qui crache, la main qui soufflète le Christ, la colonne de la flagellation, l’aiguière (bassin du lavement des mains de Pilate), le voile de Véronique, la robe sans couture et les dés qui servirent à la tirer au sort, le marteau qui enfonça les clous, l'échelle et les tenailles de la descente de croix.
Quand ces instruments ne sont pas disposés en panoplie, ils sont portés par des anges qui jouent le rôle de tenants d'armoiries. L’angelot qui porte la bourse de Judas essuie une larme du coin de l'œil.
Les anges présentant les instruments de la passion figurent souvent au « tympan » des portails des cathédrales, dans la scène du jugement dernier

Voir la finesse des éléments de la croix en début de ce XXe siècle

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