07/03/2017

SECHERESSE et HISTOIRE LOCALE

L’année 2016 et le début de 2017 seront sans doute à marquer d’une pierre blanche de par le très peu de précipitations qui ont arrosé notre ouest du département notamment. Sur notre commune, »le Merdeau » et le « Trapel » n’ont pratiquement pas coulé et les nappes phréatiques sont au plus bas.

Cependant, cela n’a pas été toujours le cas. L’histoire du village en atteste dans les écrits de MAHUL au travers de son « cartulaire » qui fait état d’une « inondation extraordinaire » survenue le 08 octobre 1820 et qui mérite d’être relevée.

En ce temps là, le maire en exercice était LOUIS LAPEYRE, et il relate par un rapport au préfet, la calamité dont avait subie Villegailhenc.
L’eau arriva jusqu’au bout de l’arcade du Pont Vieux, qui à l’époque avait la forme d’un dos d’âne sans parapet et utilisé uniquement par les personnes ; les charrettes et le bétail passant à gué. Par la suite, ce pont a été reconstruit et est devenu le pont du château actuel.

L’eau arriva aussi au couronnement du piédestal de la croix plantée sur la place devant l’église actuelle.(place de la Rose d’Argent). A noter que les fortifications avaient été abattues vers 1750, ce qui avait permis de combler les fossés pour créer les places et boulevards.

Dans la vieille église, l’eau s’éleva à un mètre environ. Quatre maisons furent renversées et sur les 300 maisons qui composaient l’agglomération, 32 seulement furent à l’abri de l’inondation. Personne ne perdit la vie, mais plusieurs habitants furent obligés de se sauver et de percer leurs toit et leurs murailles afin de passer dans les maisons voisines plus élevées.

Les places publiques formèrent un vaste bassin d’eau et les alentours du lieu étaient submergés au loin.

L’inondation survint en plein jour, de midi à 14H avec rapidité, pendant un violent orage qui ajoutait à l’horreur du spectacle. Des bêtes de somme, guidées par leur instinct se dressèrent sur leurs pieds et sur leurs crèches afin d’éviter leur submersions ,d’autres s’échappèrent par des fenêtres étroites, d’autres grimpèrent aux étages supérieurs par des degrés rapides et resserrés.

A l’église (l ’ancienne), presque toutes les dalles du pavé s’effondrèrent par suite des nombreuses excavations des sépultures qu’elles recouvraient.

Plus tard, en 1821,le maire JP SARDA relate qu’à la suite de la grande inondation du 06 octobre, il faut réparer les dégradations au pont, à la fontaine publique (face à la maison ROBERT) et à la banquette de la place.

Dans l’histoire locale, alors que la météo n’existait encore pas,d’autres inondations importantes ont été relevées, ainsi en octobre 1788, lors de la construction du pont de la route impériale 118(actuel pont de la mairie-maison des associations) l’eau emporta le cintre au moment où on était sur le point de placer les clés à l’arche.

Plus tard, les plus anciens s’en souviennent encore, en mars 1940,vécurent des inondations, sinon extraordinaires, exceptionnelles, plusieurs repères scellés en plusieurs points du village l’attestent.

Qu’en déduire sinon d’être humble devant la nature et les éléments. Que nous réserve l’avenir ?

Légende commune :En ce temps là, le Trapel « coulait »clair en toutes saisons et les lavandières s’en donnaient à cœur-joie.

Photo N°1 Nettoyage des chaudrons en cuivre (Marie Pico au premier plan : une figure connue du village par les anciens)
Photo N°2 les lavandières à genoux dans les « barquets)à côté des corbeilles en osier destinées au linge.DSCN0014 (Copier).jpg

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